Rédacteur web en devenir : l’art de se mettre la barre trop haut

4.8
(6)

Devenir rédacteur web, un challenge à relever

« Demain est un autre jour ». Cette phrase me trotte dans la tête à la fin d’une journée que je qualifie d’« inefficace ». Si vous en êtes au début de votre aventure entrepreneuriale, ce sentiment vous parle peut-être. Vous vous donnez pourtant à 120 %, mais cette sensation de ne pas progresser face aux difficultés grandit et vous avez l’impression d’avancer à reculons. Que vous soyez rédacteur web ou autre freelance en devenir, vous mettez-vous, parfois, la barre trop haut ?

Se mettre la barre trop haut pour devenir le rédacteur web idéal

Bien que nous n’en soyons qu’au début de l’aventure, nous visons déjà le sommet. Et, même si devenir rédacteur web est un beau challenge à relever, on en rajoute une deuxième couche en plaçant la barre si haut. Et à chaque difficulté rencontrée, et il y en a un bon nombre, on ne se sent pas à la hauteur. Mais à la hauteur de qui ? de quoi ?

Ce point de référence auquel nous avons tendance à nous comparer est l’image du rédacteur web idéal que l’on souhaite devenir. Cet objectif est notre leitmotiv. mais aussi notre point sensible. Il est bon de rappeler que nous avançons en terre inconnue. C’est comme une impression de flou quant à l’environnement dans lequel on évolue et cela demande beaucoup d’énergie pour pouvoir voir plus clair. Nous nous mettons beaucoup de pression et cela peut devenir difficile à gérer au quotidien.

Beaucoup d’entre nous mentionneront une tendance perfectionniste. Que cela soit un défaut, une qualité ou un trait de caractère à mi-chemin entre les deux, le souci du détail peut vite devenir un frein à notre efficacité et à la bonne réalisation d’une tâche.

Et s’il est important de garder ce cap pour avancer dans la bonne direction, les obstacles sur le chemin sont encore difficiles à gérer et la panique s’installe vite ! Stress, fatigue, démotivation et parfois sentiment de solitude sont des symptômes que nous pouvons rencontrer, à la limite du burn-out.

Patience et persévérance sont de mise. La route est encore longue. Ménageons-nous !

Changer d’échelle pour devenir le rédacteur web de demain : mes 3 conseils

On l’a bien compris, il nous faudra faire un peu de chemin avant d’atteindre notre idéal. Pour autant, cette fâcheuse sensation de ne pas avancer ou, tout simplement, de se sentir nul.le, elle, est toujours d’actualité.

Le syndrome de l’imposteur ne nous aide en rien à surmonter cette pensée. Cela est bien sûr à ne pas négliger. Cependant, ne fait-il pas partie de nos croyances limitantes ?

Mini-formation gratuite

Devenir Rédacteur Web

 

Dans cette introduction gratuite de 2h, découvrez le métier de rédacteur web, ses règles, ses enjeux, sa réalité, et son évolution.

 

🎁 Commencer la mini-formation

1. Accepter ses limites pour mieux surmonter les difficultés

Accepter.

Ce mot résonne beaucoup en moi.

Accepter de commencer l’aventure à partir du point de départ et non plus à partir du point d’arrivée.

Accepter de descendre d’un cran pour se retrouver à son propre niveau.

Accepter de regarder à plus petite échelle pour mieux progresser sur la durée.

Et c’est en acceptant mes limites que j’ai compris que ces difficultés que je rencontrais n’étaient en rien des échecs, mais bien l’occasion d’apprendre.

2. Définir des points d’étapes pour avancer progressivement

Il est important de choyer notre motivation. Se fixer des objectifs trop importants peut se transformer en de véritables blocages et nous décourager. À l’inverse, définir des paliers réalisables peut nous aider à mieux rester motivés. Et au passage, cela permet de célébrer nos petites réussites et de renforcer notre confiance en nous.

Voici quelques exemples de paliers quand on débute dans la rédaction web :

  • Savoir bien structurer le plan d’un article en suivant le briefing donné (sans forcément passer à la rédaction) 
  • Ecrire votre tout premier article (je vous conseille de faire abstraction du temps pour cette fois-ci) 
  • Pouvoir rédiger un article en vous basant sur 2 sources d’information fiables (on a tendance à s’éparpiller lors de la documentation) 
  • Diviser votre temps de rédaction pour un article par 2 (une meilleure organisation est de mise).

Ces paliers sont, certes moins ambitieux que ceux de notre rédacteur web idéal, mais ils en seront d’autant plus atteignables. Considérez-les comme votre ligne directrice. Elle vous permettra de vous rendre compte des compétences acquises et de mieux estimer votre progression. Alors, même si écrire cet article m’aura pris bien plus de 2 h, je garde en ligne de mire cet objectif avant de passer à l’étape suivante.

Conseils : estimer avec précision le temps nécessaire pour effectuer une tâche est difficile quand on commence. Je vous conseille de multiplier le temps estimé à la réalisation d’une mission par 3.

3. Valoriser le chemin déjà parcouru pour avancer vers l’avant

Le temps semble passer trop vite pour que nous puissions suivre le tempo et, en même temps, trop lentement pour atteindre notre objectif. On pense ne pas progresser assez rapidement, mais arrêtons-nous un instant pour jeter un coup d’œil en arrière.

En faisant le point, vous vous rendrez compte du chemin parcouru. Eh oui ! Le point de départ, le vrai, est beaucoup plus loin que ce que vous aviez imaginé. Contrairement à hier, vous pouvez maintenant dresser une liste de choses que vous savez faire. Nous pouvons être très durs avec nous-mêmes, mais nul besoin d’en dire beaucoup plus. Nous avançons.

Avis aux futurs rédacteurs web : plus d’aventure, moins de perfectionnisme !

En me lançant dans l’aventure entrepreneuriale, j’étais consciente que le chemin comporterait des hauts et des bas. Mais, une fois lancée, mes 3 démons intérieurs ont pris le dessus, me faisant oublier le côté aventurier. Chaque jour, je continue à les combattre pour pouvoir mieux apprécier cette aventure et continuer d’avancer.

  1. Ce maudit perfectionnisme : une fâcheuse tendance à vouloir atteindre la perfection et à éliminer tout reproche. Pour autant, ce “it’s never good enough” m’a surtout paralysée jusqu’ici. À l’inverse, le “good enough”, lui, m’a permis d’avancer en faisant des plus petits pas, mais des pas quand même.
  2. Ce penchant procrastinateur : LA conséquence directe du perfectionnisme, la procrastination. Un mot que j’ai bien trop souvent entendu et pourtant ignoré. Se retrouver devant mon ordinateur à rêvasser en quête de l’idée parfaite me semblait cohérent alors que je me retrouvais à la fin d’une journée avec une page restée blanche. La leçon, les mots prennent forme à l’écrit et les idées avec !
  3. Ce non-talent de l’organisation : mes journées sont pourtant organisées à l’avance pour éviter tout débordement, mais, jusqu’ici, la procrastination me faisait remettre trop de tâches au lendemain pour pouvoir m’organiser correctement.

Le perfectionnisme serait-il une autre de nos pensées limitantes à l’origine de cette barre qu’on se met si haut ? Certainement. En attendant, qu’il soit votre meilleur allié ou votre pire ennemi, n’oubliez pas que, vous aussi, vous vous êtes lancé.e dans une aventure : l’entrepreneuriat !

Cet article vous a plu ?

On veut tout savoir !

Note actuelle 4.8 / 5. Nombre de Vote : 6

Pas de notes pour l'instant. C'est à vous de jouer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.