Réussir en rédaction web avec des outils gratuits, un mythe ?

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Rédaction web : faut-il payer pour réussir ?

Pour s’engager dans la rédaction web, il ne suffit pas de simplement « bien écrire ». Il s’agit de rédiger un contenu pertinent et efficace qui répond à un besoin précis. Et pour y parvenir, le rédacteur a besoin de traitement de texte, de correcteur, mais aussi d’outils organisationnels, etc.

La question que l’on peut se poser quand on débute est de savoir s’il est possible de se contenter d’outils gratuits ou s’il est préférable d’investir dans des logiciels payants, plus adaptés à nos besoins. Y a-t-il des incontournables ? Quand payer devient nécessaire ?

L’indispensable de la rédaction web : le traitement de texte

L’utilisation du traitement de texte semble une évidence. Mais concrètement, le choix d’un logiciel plutôt qu’un autre est-il important ? Un traitement de texte open source peut-il suffire ?

Il existe plusieurs solutions qui satisferont tout un chacun. Tout d’abord, l’incontournable Microsoft Word qui est payant.

Du côté des gratuits, commençons par Pages pour les Apple addicts. Citons également Google Doc, l’éditeur en ligne de Google. Et si votre préférence se porte sur l’open source, utilisez LibreOffice Writer.

Maintenant, en tant que freelance il faut soigner son image et son professionnalisme.

Même si LibreOffice semble être un sérieux concurrent à Word, le logiciel de Microsoft reste le standard. Et si tout le monde l’a, votre client l’aura très probablement aussi. L’utiliser, c’est s’assurer que vos textes pourront être ouverts et lus. C’est minimiser les problèmes de compatibilité qui peuvent faire perdre beaucoup de temps. Il semble donc tout à fait pertinent d’investir, d’autant qu’il existe aujourd’hui des possibilités de trouver des licences beaucoup moins chères sur le marché de l’« occasion » pour uniquement Word par exemple.

Mon avis : Oui, Word est indispensable à la fois dans ses avantages techniques et dans l’image professionnelle qu’il induit. N’oubliez pas : tout est communication, soignez donc la vôtre !

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La rédaction web sans faute : les correcteurs d’orthographe, grammaire et typo (entre autres !)

Quand on écrit et qu’on tient une idée, on ne réfléchit plus vraiment à l’orthographe. Et même en se relisant, il peut être difficile de repérer ses coquilles ou simplement de prendre du recul sur certaines tournures de phrases. Alors, à moins de passer par les services d’un correcteur professionnel (ce qui est une excellente solution et une marque de professionnalisme), il est possible d’utiliser un outil spécifique : le correcteur d’orthographe.

Il en existe une multitude, en ligne ou en local, gratuit ou payant : Antidote (la référence), Scribens (le meilleur des gratuits), Language Tool, le DES Crisco… Le choix est là, et vous trouverez ce qu’il vous faut en fonction de vos besoins.

Le correcteur est un indispensable : il vous corrigera, mais certains logiciels proposeront aussi des dictionnaires (définitions, citations, synonymes/antonymes, etc.) et des guides bien utiles. Mais faut-il vraiment investir dans cet outil ?

À mon sens, cela n’est pas nécessaire. Antidote est fin dans sa correction, mais Scribens est tout à fait intéressant. Sa version gratuite est satisfaisante et complète. Si vous souhaitez produire des textes de qualité garantis sans faute, passez par les services d’un correcteur professionnel. Vous pourrez répercuter le coût sur vos tarifs, ou bien le proposer comme un service spécifique (note : votre neveu en bac L n’est pas un professionnel).

Mon avis : Non, des outils gratuits performants existent ! Et si vous souhaitez investir, faites appel à un correcteur professionnel qui en plus de corriger les fautes vous relira.

Les outils d’optimisation sémantique

Est-ce qu’un outil d’optimisation sémantique est indispensable ? 1.fr, Yourtext.Guru et les autres aident à enrichir vos textes de manière optimale. Un bon rédacteur ne devrait pas avoir besoin de ce type d’outils. Il aura en effet pris soin de penser le champ lexical de son texte en amont. Il semble donc inutile de payer, assez cher, un logiciel qui ne fera pas mieux.

Mais ces logiciels ont un impact sur votre image de pro. Ils proposent un score qui permet à votre client de visualiser l’efficacité d’un texte. Vous pouvez lui fournir un rapport clair et détaillé de votre action (très apprécié). Votre client se rend compte que le score a augmenté, les mots clés ont bien été utilisés, il peut même observer son positionnement par rapport à la concurrence selon les logiciels. Votre travail devient concret et s’en trouve valorisé.

Mon avis : Non, mais oui. Les prix sont assez élevés, alors je dirai que cela vaut la peine de s’abonner si votre client est prêt à payer plus cher ce service. Vous vendrez l’utilisation de cet outil comme une prestation, avec à la clé un rapport détaillé.

L’enrichissement d’un texte existant peut se vendre autour de 15 euros. Et si vous vous posez la question, mon préféré reste Yourtext.Guru qui propose en plus une formation gratuite.

Une vidéo vaut mille mots :

Les outils qui organisent la vie du rédacteur

Être un rédacteur à son compte, c’est répondre à des commandes dans des délais précis, prospecter, gérer d’éventuels réseaux, alimenter son blog et prévoir des plages horaires pour des activités personnelles comme le sport (très utile quand on a un job sédentaire). C’est de l’or-ga-ni-sa-tion.

Les logiciels de gestion de projet

À disposition, un océan d’applis, outils, logiciels liés à la productivité. Si la plupart sont à la base utilisés en entreprise pour la gestion de projet ou aider à la communication d’équipe, ils sont toutefois très utiles au freelance. Vous trouverez des tutos, des bujo, des tableaux… Voici quelques exemples :

  • Les classiques To do list, plus ou moins élaborées 
  • Le bujo ou bullet journal qui mêle agenda, to do list, tracker. Généralement papier, on en trouve en ligne aujourd’hui 
  • Asana, qui est à la base un gestionnaire de communication d’équipe. Son affichage « carte » permet une organisation très visuelle  :
  • Trello, un outil de gestion de projet en ligne inspiré de la méthode Kanban.

Mais citons aussi Evernote, Sciforma, VisualPProject, etc.

La plupart proposent une version gratuite très largement suffisante pour un freelance. Alors, faut-il payer un outil de gestion de projet/organisationnel ?

Mon avis : Non, parce qu’il existe encore plus efficace et professionnel. Parlons de la solution all-in-one ultime : Notion.

Un de mes logiciels préférés : Notion

Un logiciel qu’il FAUT avoir. Il fonctionne avant tout sur un système de base de données, mais attendez, ne fuyez pas !

Il remplace (et centralise) toutes les solutions d’organisation : To do list, Asana, Trello, Evernote, et vous pouvez même vous en servir pour du traitement de texte et exporter en Pdf. Il fait tout (sauf le café). Il est disponible en ligne, mais il existe aussi une appli mobile, permettant d’avoir votre espace de travail à portée de main. Il est intuitif et extrêmement puissant. Notion vous emmènera loin.

Mention spéciale pour les perdus de l’organisation : Notion sera une vraie aide. Il permet de mettre en place des trackers, des routines et des systèmes d’organisation visuels très utiles.

Version gratuite : si vous êtes seul (#freelance), c’est la version qu’il vous faut et vous aurez déjà de quoi faire. Et si vous souhaitez partager votre espace avec plus de 5 personnes, comptez 5 € par mois.

Un autre besoin pour la rédaction web, les banques d’images

Les banques d’images font partie intégrante des sites consultés régulièrement par le rédacteur web, l’illustration d’un article étant parfois exigée dans un briefing. Il existe une foule de sites proposant des images gratuites et libres de droit (attention à la nuance) ou disponibles avec un abonnement ou un forfait (environ 25 € par mois pour les premières offres). Citons Pixabay, Freepick, Pexels, Unsplash, etc.

Tous (ou presque) proposent un large choix d’images gratuites qui devraient permettre d’illustrer convenablement les articles. Bien que le stock soit conséquent, il s’agit souvent des mêmes images qui ressortent, et l’originalité du texte écrit s’en trouve amoindrie. Pire, c’est votre image et celle de votre client qui en pâtiront, soulignant ainsi l’absence d’identité de sa marque.

Mon avis : Oui. Ce n’est pas indispensable, mais cela permet d’apporter un côté professionnel à vos textes. Vous pouvez répercuter le prix des illustrations sur vos tarifs, ou convenir en amont avec votre client d’une tarification pour les illustrations, une image se monnayant environ 2,50/2,90 € dans les premières offres.

Et pour la performance, quels sont les outils disponibles ?

Le métier de rédacteur, comme tous les métiers, évolue. Il est donc tout à fait indiqué de mettre en place une veille pour anticiper les changements et se former en conséquence.

Le choix de contenus payants pour se former ?

Il existe beaucoup de plateformes sur le net proposant des formations gratuites et/ou payantes comme OpenClassrooms, Coursera ou Udemy par exemple. Le choix de thématique y est très large.

Bonne nouvelle : Udemy propose des promotions pour ses formations à peu près toute l’année (ne tenez pas compte du décompte qui n’a pour seul objectif que de créer l’urgence).

Même Youtube, au travers de ses nombreux tutos ou vidéos formation, peut vous permettre d’apprendre.

En matière de formation gratuite, Google n’est pas en reste. Il propose une plateforme de e-learning avec une certification à la clé, dans le marketing en ligne. Le contenu n’est pas extrêmement poussé, mais cette formation aborde les concepts essentiels à une bonne stratégie marketing.

Enfin, n’oublions pas LinkedIn Learning qui propose des formations pour 20 € par mois dans de nombreux domaines.

L’intérêt des formations gratuites est bien sûr d’acquérir de nouvelles connaissances. Mais le principal but, à mon sens, est de se forger une culture qui va permettre, ensuite, d’envisager une formation plus complète en autonomie ou accompagnée, en fonction du besoin.

L’intérêt de LinkedIn pour un rédacteur

LinkedIn est surtout connu comme réseau social professionnel, avant tout orienté B2B. Il permet de trouver des clients, réseauter, publier et mettre en avant son CV dans sa version gratuite.

Dans sa version payante, il offre beaucoup plus de services. En plus des outils de formation, le réseau propose une aide au recrutement, des outils marketing, de créer des publicités ciblées. Avec Sales Navigator, il nous est possible de nous connecter directement avec les bons interlocuteurs.

La promesse est belle, mais elle a un coût : 80 € environ par mois pour la version d’appel. Gardons tout de même en tête que la plateforme est un annuaire de prospects plutôt conséquent et que l’abonnement peut être rentabilisé !

Mon avis : Oui et non. Il faut trouver un intérêt à l’investissement. Concernant les formations, je suis totalement pour se former tout au long de sa vie et quoi de plus normal que de payer pour de la qualité ? Pour la prospection, comme on dit souvent : le temps c’est de l’argent, et pour gagner du temps il faut payer une solution telle que proposée par LinkedIn.

Pour cette dernière, il me semble toutefois que le prérequis est la bonne connaissance du fonctionnement de la plateforme (et une stratégie bien pensée). Pourquoi ne pas tester l’outil un mois et aviser ensuite en fonction des résultats ? Ou pourquoi ne pas faire appel directement à un commercial à qui on versera une commission ?

Finalement, on oublie les outils gratuits ?

Bon nombre de solutions performantes pour la rédaction existent en version gratuite. Je pense notamment à Notion, Scribens ou encore Canva (non abordé ici), pour notre communication personnelle qui sont totalement efficaces. Cela étant, il est un moment où il est nécessaire de franchir le pas :

  • Pour notre image. Je le répète : tout est communication. Chaque choix que l’on fait raconte quelque chose de nous. Présenter un texte qui ne s’ouvre pas, dont la mise en forme est altérée ou encore illustré avec des images que l’on trouvera partout sur le net n’est pas très stratégique.
  • Parce que ces solutions payantes vont nous rapporter quelque chose. Un gain de temps, de l’argent, quelque chose qui va améliorer notre activité et/ou notre offre.
  • Parce qu’à mesure que le temps passe, on se professionnalise et nos besoins et prestations évoluent.

Quand passer aux logiciels payants ?

Il est inutile de se ruer tout de suite, en début de carrière, sur toutes les solutions existantes.

Ce serait une perte de temps et d’argent.

Payer un outil qui a l’air efficace, mais qui restera rangé par manque d’utilité, c’est absurde. Avoir un besoin, payer l’outil qui y répondra, même peu cher, et en retirer un réel bénéfice : c’est un investissement. C’est d’ailleurs la question que se posent probablement vos clients lorsqu’ils vous paient : est-ce qu’ils vont obtenir un retour sur leur investissement (le fameux ROI !), et si oui, dans quel délai ?

Alors, avant d’acheter ou de vous abonner à un service, réfléchissez à son utilité et mettez en balance votre besoin, votre niveau d’investissement acceptable (en temps et en argent) et le retour que vous pourrez en espérer. En gardant en tête cette équation, vous saurez quand investir pour réussir.

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