Et si on osait apprendre sans avoir peur de se prendre un mur ?

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Échouer et faire des erreurs, la base de l’apprentissage

Tout le monde a peur de faire des erreurs. Échouer est très mal vu, particulièrement en France. Mais qu’est-ce qu’apprendre ? Comment améliorer son apprentissage ? Prendre un mur serait-il une bonne méthode pédagogique ? Allez, prenons ensemble un peu d’élan et allons vérifier tout cela.

Mais d’abord, pourquoi apprendre encore quand on est freelance ?

En exerçant en tant que freelance, nous mettons en pratique nos savoir-faire. C’est bien parce que nous avons une expertise dans un domaine que nos clients nous rémunèrent. Certes, dire cela, c’est enfoncer une porte ouverte, mais se contenter de ce que nous savons, ou en d’autres mots vivre sur nos acquis est le meilleur moyen de stagner puis péricliter. La vie du freelance est multiple : en plus de notre domaine d’activité, il nous faut maîtriser des aspects parfois éloignés de nos compétences premières : prospection, marketing, comptabilité, administratif, etc. Autant de sujets, pas forcément plaisants suivant les appétences, qu’il nous faut comprendre pour pouvoir avancer et réussir dans notre entreprise. Et il n’y a pas de miracle : pour réussir, il faut apprendre. Se former, explorer de nouveaux domaines permet de rester à niveau. Plus globalement, s’ouvrir à de nouvelles connaissances permet :

  • D’acquérir de nouvelles compétences
  • D’améliorer des compétences existantes
  • D’évoluer et de rester à la page
  • D’alimenter notre curiosité intellectuelle.

Alors pourquoi est-ce parfois si compliqué de se lancer dans un nouvel apprentissage ?

La crainte d’apprendre : pourquoi on a peur du mur

Contrairement aux pays anglo-saxons, l’échec en France est une notion qu’on tente de minimiser, voire de cacher. La peur de l’échec est centrale, en particulier dans le monde professionnel. En réalité, la culture de la réussite se forme dès l’école.

Dans une conférence, Carol Dweck, professeure de psychologie à Stanford (2006), explique pourquoi il est important de valoriser le travail accompli par un enfant plutôt que son intelligence. À partir d’études réalisées en milieu scolaire, il est révélé que mettre l’accent sur les capacités de l’enfant est contre-productif, car cela induit la crainte de ne plus être à la hauteur. À terme, le futur adulte évitera les nouveaux challenges par peur d’échouer. Au contraire, en valorisant la curiosité et les efforts, l’enfant sera plus rassuré quant à ses capacités et sera à terme beaucoup plus enclin à essayer de nouvelles choses

Et pourtant, aujourd’hui encore, ne pas réussir est mal vu et peut contribuer au renforcement négatif qui risque d’ébranler l’estime de l’auteur de l’échec. En craignant d’être jugé, on peut tout simplement renoncer à avancer.

Mais au fait, comment fait-on pour apprendre ?

Apprendre consiste à « muscler » ses neurones, et plus particulièrement ses connexions neuronales. Il existe de nombreuses façons d’apprendre : répétition comme à l’école, apprentissage réceptif, formel ou informel…

Mais pour simplifier, 4 piliers composent l’apprentissage :

  1. L’attention, qui permet au cerveau de sélectionner une information plutôt qu’une autre.
  2. L’engagement actif qui se fonde surtout à partir de la curiosité. La personne n’est plus passive, elle va au contraire être impliquée dans le processus d’apprentissage.
  3. Le feed-back qui est un retour d’expérience ainsi que le traitement et l’analyse de cette expérience. Il souligne l’intérêt de l’échec comme moyen pédagogique.
  4. La consolidation. Une fois la connaissance intégrée, elle sera totalement automatisée : personne ne réfléchit à comment faire du vélo si celui-ci est pratiqué depuis des années. Cela permet aussi de libérer des ressources pour intégrer de nouveaux savoirs.

Alors, pourquoi ne doit-on pas avoir peur de se prendre un mur (il était temps) ?

« Tu vis, tu apprends, tu aimes, tu apprends », un bel état d’esprit que nous livre Alanis.

Il faut se décomplexer. L’erreur fait partie intégrante de la vie. Nelson Monfort, pardon, je me suis trompée… Nelson MANDELA a d’ailleurs très bien exprimé ce propos au travers de sa célèbre phrase « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Admettre que l’expérience, bonne ou mauvaise, est un apprentissage en soi permet une approche neutre et propice à accueillir de nouveaux savoirs. De même, le meilleur conseil à adopter est de considérer que nous avons une posture d’élève tout au long de notre vie, peu importe le domaine. Accueillir chaque apprentissage avec humilité ouvre de nouveaux horizons (et permet de se décomplexer). « Je ne sais pas faire, apprends-moi » offre un incroyable sentiment de légèreté. Il n’est pas possible de réussir à chaque fois du premier coup : il faut d’abord tomber pour apprendre à marcher puis à courir.

Or, si on ne se lance pas, on ne saura jamais faire.

Et inutile de ménager son estime : elle ne sera pas heurtée par un échec, pour peu que l’on cherche à comprendre pourquoi on a raté. Analyser les raisons de sa non-réussite permet de tirer des leçons qui seront utiles le moment venu. Et transmettre ces leçons, c’est gratifiant.

Enfin, ne pas tenter de nouvelles aventures par crainte d’échouer est la porte ouverte à la pire des émotions : le regret. L’occasion manquée est perdue, et la leçon qui l’accompagne aussi. Dommage.

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Quelles erreurs je vais faire aujourd’hui pour perfectionner mon apprentissage ?

Prendre un mur, en réalité, c’est génial. Réussir parce qu’on sait est agréable, réussir par hasard, sans trop savoir ce qu’on a fait, n’est pas gratifiant si on reste honnête envers soi-même. En revanche, se tromper et comprendre pourquoi, en tirer un enseignement qui servira : ça n’a pas de prix.

Il est temps de déconstruire cette crainte de l’échec et de cultiver son optimisme. Plutôt que de se centrer sur la performance, pourquoi ne pas valoriser le travail fourni ? En adoptant une posture bienveillante, c’est de soi qu’on prend soin, et aborder ce changement le plus tôt en communiquant l’indulgence à ses enfants dès l’école, c’est préparer les futurs adultes à être heureux d’apprendre. Oui, nous avons tendance à nous comparer au collègue, mais qui pense à regarder en arrière pour voir le chemin parcouru ? Nous apprenons chaque jour, peut-être même sans nous en rendre compte. Il serait temps de se rendre justice et de saluer le nouveau nous, plus riche qu’hier d’enseignements divers.

Alors amis freelances, si vous sentez que la peur de l’échec vous gagne alors que vous êtes sur le point d’aborder quelque chose de nouveau, gardez en tête que quoi qu’il arrive vous apprendrez. Toujours.

Prêt·e à vous prendre des murs ?

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